Ce Week-End de l’ascension a eu lieu à Lairière une grande fête TZAR PARTY organisée par des jeunes du canton sur le terrain du moulin de Lagarde mis à leur disposition par l’association.
Ces jeunes gens voulant bien faire avaient décidé d’être en règle et ont donc fait leur déclaration à la gendarmerie. Mais les jeunes aujourd’hui çà communique avec Internet et Facebook et ils avaient fait la publicité de la fête par ces moyens.
Le préfet ou quelque obscur secrétaire de son cabinet, lui a beaucoup trop regardé la télé et s’est imaginé que des milliers de personnes allaient déferler sur les hautes corbières et peut être lancer une révolution à la Tunisienne.
Résultat des courses : une fête bon enfant qui s’est passée comme les fêtes se passent généralement sur le terrain du moulin, avec une bonne ambiance malgré les aléas climatiques et pas d’anicroche. Et puis les fêtes sont toujours suivies d’un lendemain de fête et c’est là que le génie stratégique de nos machiavels de préfecture s’est montré au grand jour. Les gendarmes embusqués sur toutes les voies d’accès aux terrains contrôlaient tout ce qui passait sous leurs yeux avec un volant entre les mains.
Je ne connais pas les résultats de ces contrôles mais je trouve ce déploiement de force disproportionné et absurde pour au moins deux raisons :
- Toutes les fêtes de village “traditionnelles”, qui ne sont pourtant pas réputées pour la qualité des eaux minérales qui y sont servies, n’ont pas droit à ce traitement. C’est donc clairement une forme de racisme anti-jeunes qui nous a été servie ce week-end à Lairière.
- Le résultat de cette méthode est de pousser les gens à faire des fêtes “sauvages” sans prévenir qui que ce soit afin d’éviter la répression qui semble être la règle. Un espèce de “pour vivre heureux vivons caché” qu’à mon avis les organisateurs de cette fête auront compris. Etait ce le but recherché ?
Adam Reith
